La Commission électorale (Comelec) a pris une mesure décisive à l'approche des élections de mi-mandat de mai 2025, en ordonnant la radiation et l'annulation de 42 groupes de liste de partis. Cette décision, détaillée dans la résolution n° 11071, souligne l'engagement de l'organisme électoral à faire respecter les règles régissant le système de liste de partis. La résolution, promulguée le 1er octobre 2024, invoque deux motifs principaux de radiation : le défaut de participation aux deux élections précédentes et le défaut d'obtenir au moins 2 % des suffrages exprimés pour le système de liste de partis ou d'obtenir un siège lors du second tour d'attribution des sièges. Ces groupes sont désormais inéligibles à participer aux prochains scrutins, marquant un bouleversement significatif du paysage politique.
Onze organisations de liste de partis ont été radiées pour n'avoir pas participé aux deux élections précédentes. En vertu de la loi sur le système de liste de partis, la participation est une condition fondamentale pour maintenir l'accréditation. Les groupes radiés sont :
Ces groupes font désormais face aux conséquences de leur inactivité, et leurs noms seront rayés de la liste officielle des candidats de liste de partis.
Les 31 autres groupes de liste de partis ont été radiés pour n'avoir pas obtenu au moins 2 % des suffrages exprimés pour le système de liste de partis ou pour n'avoir pas obtenu de siège lors du second tour d'attribution des sièges lors des deux dernières élections. Ce critère garantit que seuls les partis bénéficiant d'un soutien électoral suffisant restent en lice. Les groupes sont :
Leur radiation reflète l'application stricte des règles par la Comelec, garantissant que seuls les partis ayant démontré un soutien électoral continuent de fonctionner.
La radiation est fondée sur l'article 6 (8) de la loi de la République n° 7941, la loi sur le système de liste de partis, en relation avec l'article 2 (i), règle 2 de la résolution n° 9366 de la Comelec. Cette disposition habilite la Commission à annuler l'enregistrement de tout groupe de liste de partis qui ne participe pas aux deux élections précédentes ou n'obtient pas au moins 2 % des suffrages exprimés dans le cadre du système de liste de partis lors des deux élections précédentes pour la circonscription dans laquelle il est enregistré. La Comelec peut agir motu proprio ou sur plainte vérifiée, après notification et audition. La résolution souligne que les deux motifs de radiation sont distincts et ne peuvent être combinés. Ce cadre juridique garantit que les groupes de liste de partis restent actifs et représentatifs, préservant l'intégrité du système de liste de partis.
Avant la radiation, la Comelec a suivi une procédure régulière. L'avis d'annulation et de radiation a été émis par le Bureau du greffier de la Commission le 26 septembre 2024 et a été affiché sur le site Web de la Comelec le même jour. Cette notification publique a permis d'informer les groupes concernés. La résolution indique que la radiation est sans préjudice du défaut de dépôt d'une Manifestation d'intention de participer des groupes de liste de partis retenus, et du dépôt de toute pétition d'annulation ou de disqualification contre tout parti, organisation ou coalition et/ou ses candidats pour les élections nationales et locales du 12 mai 2025. Cela signifie que même si certains groupes sont retirés, d'autres peuvent encore faire face à des contestations de leur accréditation. Le processus reflète l'engagement de la Comelec envers la transparence et l'équité.
La radiation de 42 groupes de liste de partis modifie considérablement le paysage politique pour les élections de mi-mandat de mai 2025. Avec moins de candidats, les groupes de liste de partis restants pourraient voir un changement dans le soutien des électeurs et l'attribution des sièges. La mesure sert également d'avertissement aux autres groupes de rester actifs et de respecter les seuils requis. Pour les électeurs, cela signifie une liste potentiellement rationalisée d'options de liste de partis, bien que cela soulève également des questions sur la représentation des secteurs marginalisés que ces groupes prétendaient représenter. L'action de la Comelec souligne l'importance de la conformité et la nature dynamique du système de liste de partis. À l'approche des élections, l'accent se déplacera vers les groupes accrédités restants et leurs campagnes pour obtenir des sièges à la Chambre des représentants.
Les groupes radiés ont des options limitées. Selon les directives de la Comelec, un parti enregistré qui a été radié peut déposer une nouvelle pétition vérifiée d'enregistrement, mais il ne peut pas être éligible à l'enregistrement lors de l'élection suivant immédiatement sa radiation. Cela signifie que les 42 groupes ne peuvent pas participer aux élections de mi-mandat de 2025 mais peuvent tenter un retour lors de futures élections. Certains groupes peuvent contester la radiation par des moyens juridiques, mais la résolution semble ferme. La décision de la Comelec est définitive à moins d'être annulée par une juridiction supérieure. Pour l'instant, ces groupes doivent se regrouper et répondre aux raisons de leur radiation s'ils souhaitent réintégrer l'arène politique. Les mois à venir révéleront si certains chercheront des recours juridiques ou se concentreront sur la reconstruction pour les cycles futurs.
L'action décisive de la Comelec de radier 42 groupes de liste de partis est une application claire des règles électorales, visant à maintenir un système de liste de partis dynamique et réactif. En retirant les groupes qui n'ont pas atteint les seuils de participation ou de voix requis, la Commission garantit que seuls ceux bénéficiant d'un soutien électoral réel et d'un engagement actif restent. Cela ne fait pas que préserver l'intégrité du système de liste de partis, mais renforce également le principe selon lequel la représentation doit être gagnée par un effort soutenu et une connexion avec l'électorat. À l'approche des élections de mi-mandat de 2025, cette purge établit un précédent de responsabilité, encourageant tous les groupes de liste de partis à rester vigilants et engagés dans leurs mandats. En fin de compte, ce sont les électeurs qui bénéficieront d'un choix plus compétitif et significatif d'options de liste de partis.